Fournitures pour la réduction des méfaits

Voici une liste des fournitures courantes utilisées dans la réduction des méfaits. À Ottawa, elles sont disponibles gratuitement à notre site de consommation supervisée, la Roulotte, ouvert 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7.

Il est également possible d’obtenir gratuitement du matériel de réduction des méfaits auprès des organismes suivants :

Fourgonnette de réduction des méfaits

Centre de santé communautaire Côte-de-Sable

 Santé publique Ottawa 

 

Seringues

Environ 1,2 million de personnes qui consomment des drogues vivent avec le VIH, et 10 millions sont infectées par le virus de l’hépatite C (1). Le partage des aiguilles constitue l’une des principales voies de transmission de ces infections (1). Jusqu’à récemment, l’accès aux programmes d’échange et de distribution de seringues n’était pas aussi répandu. La fourniture de seringues stériles est un élément clé de la réduction des méfaits, car elle contribue à limiter le partage de matériel et à réduire les taux d’infection (2). Les seringues peuvent être à embout court ou à embout long, selon les préférences des personnes qui les utilisent.

Vitamine C

Pour transformer certaines drogues, comme le crack, en solution injectable, un acidifiant est nécessaire. La vitamine C constitue l’option la plus sûre, tandis que des alternatives comme le jus de citron ou le vinaigre peuvent provoquer des infections et des lésions veineuses (3). Même si la vitamine C est recommandée, il est important de savoir que tout acidifiant peut endommager les veines (3). Il est donc important d’en utiliser le moins possible dans la préparation des drogues à injecter.

Eau stérilisée

Le liquide injectable se prépare en mélangeant de l’eau stérile avec la drogue. Il est essentiel d’utiliser de l’eau stérile plutôt que d’autres sources (salive, eau du robinet, flaques d’eau) afin de prévenir toute infection (4). Il est également important de savoir que l’usage d’alcool pour préparer la solution peut augmenter le risque de surdose, surtout lorsqu’il est combiné à des sédatifs comme le fentanyl (4). Pour cette raison, l’utilisation d’eau stérile est fortement recommandée lors de la préparation des substances à injecter.

Récipients de chauffe

Les récipients de chauffe métalliques servent à préparer la drogue avant l’injection. On y met de l’eau stérile, la drogue et, parfois, de la vitamine C, puis on chauffe le mélange à l’aide d’une source de chaleur, comme un briquet. Pour prévenir les infections, il est recommandé d’utiliser un récipient neuf à chaque injection. Si le récipient doit être réutilisé, le mélange doit être chauffé pendant au moins 10 secondes (5). Le partage de récipients de chauffe, même sans échange d’aiguilles, peut favoriser la transmission d’infections. Ils doivent donc être utilisés une seule fois et jamais partagés (5).

Filtres

L’utilisation de filtres peut aider à réduire plusieurs complications liées à l’injection de drogues. Une fois la drogue prête à être injectée, il est important d’utiliser un filtre pour aspirer le mélange dans la seringue. Ces filtres permettent de diminuer le risque d’injecter des impuretés ou des particules étrangères pouvant provoquer infections et blessures (6).

Pipe à tige droite (straight stem)

La pipe à tige droite est utilisée pour l’inhalation de diverses substances, le plus souvent du crack. Elle présente moins de risques que les pipes en cuivre, en plastique ou les dispositifs de fortune faits de canettes de boisson, qui peuvent dégager des émanations toxiques lorsqu’ils sont chauffés. Elle est également préférable aux pipes en verre fabriquées à partir d’objets impropres à cet usage, tels que des seringues ou des ampoules, lesquelles sont plus susceptibles de se briser et de causer des blessures (7). Bien que les risques associés au partage des aiguilles soient largement reconnus, il est tout aussi important d’éviter le partage des pipes, car cette pratique peut également favoriser la transmission d’infections (8).

Grilles en laiton

Les grilles en laiton se plient et s’insèrent dans les pipes pour maintenir la drogue en place et réduire le risque d’inhalation de fragments. Plusieurs personnes qui inhalent des drogues utilisent encore des produits commerciaux à base de laine d’acier, tels que les tampons Brillo, comme solution de remplacement (9). Or, ces produits peuvent comporter divers risques pour la santé, notamment l’inhalation de substances chimiques et de particules d’acier (9). Par ailleurs, il a été démontré que les grilles en laiton retiennent davantage de drogue que la laine d’acier, ce qui permet de réduire les pertes (9).

Pipe à bulles ou avec bol en verre

Ces pipes en verre s’apparentent aux pipes à tige droite, mais comportent un bol à l’extrémité destiné à contenir la substance à inhaler. Ces pipes spécialisées contribuent également à réduire le recours à des alternatives dangereuses, susceptibles d’émettre des fumées toxiques ou de provoquer des blessures (7).

Embouts buccaux

Les embouts buccaux, aussi appelés « hose », sont fabriqués à partir de tubes en vinyle. Ils servent à protéger la bouche contre les blessures, les brûlures et les infections (10). L’usage d’embouts permet également de consommer de manière plus discrète et privée. Leur taille peut varier en fonction des préférences.

Bâtons-poussoirs en bois

Les bâtons-poussoirs en bois facilitent l’insertion des grilles en laiton dans les pipes à tige droite. L’usage de poussoirs en plastique, souvent dérivés de seringues, comporte des risques d’inhalation de plastique fondu et de mauvaise manipulation (10). Le recours aux bâtons-poussoirs en bois permet de limiter ces dangers.

Tampons d’alcool

Les tampons imbibés d’alcool jouent un rôle essentiel en matière de réduction des méfaits. Ils permettent de désinfecter différents objets avant la consommation de drogues, notamment les mains, les pipes, les seringues ainsi que les surfaces utilisées pour l’injection. Il est important de ne pas réutiliser les tampons d’alcool (7). Pour prévenir infections et blessures, les seringues et surfaces d’injection doivent être nettoyées avec des tampons imbibés d’alcool. L’usage de salive pour nettoyer une aiguille ou une surface peut provoquer des abcès ou des cellulites (4). Il ne faut jamais partager le matériel de consommation (pipes, seringues), même après désinfection avec un tampon imbibé d’alcool, et il faut également éviter de le réutiliser autant que possible.

Papier d’aluminium

Le papier d’aluminium peut servir à fumer différentes drogues ou à fabriquer une pipe de fortune à tige droite. Il est fréquemment mis à disposition pour inciter les personnes qui s’injectent des drogues à passer à l’inhalation, une pratique moins risquée (11).

Garrots

Les garrots se nouent autour du bras à l’aide d’un noeud coulissant pour faire ressortir les veines, ce qui en facilite l’accès et la visibilité (12). Ils contribuent ainsi à réduire les dommages liés à une consommation régulière et permettent une injection plus sécuritaire chez les personnes dont les veines sont fragilisées.

Préservatifs et lubrifiants

Bien que de nombreuses personnes n’associent pas immédiatement les préservatifs et lubrifiants à la réduction des méfaits, ils remplissent des fonctions importantes. Leur usage systématique et correct aide à limiter la transmission des infections sexuellement transmissibles, y compris le VIH (13). Le lubrifiant aide également à prévenir les lésions et à favoriser la santé et le bien-être sexuels (14). La distribution de préservatifs et de lubrifiants est particulièrement importante pour certains groupes au sein de la population des personnes qui consomment des drogues, notamment les travailleuses et travailleurs du sexe ainsi que les personnes vivant avec le VIH.

Pailles intranasales

Les pailles intranasales servent à sniffer des drogues en poudre ou inhaler des vapeurs. Elles doivent être à usage unique, car les partager ou les réutiliser favorise la transmission de virus sanguins, comme l’hépatite C ou de bactéries telles que le SARM. L’utilisation de pailles plutôt que de dispositifs rigides réduit également le risque de lésions nasales (15).

Références
    1. Fernandes, R. M., Cary, M., Duarte, G., Jesus, G., Alarcão, J., Torre, C., Costa, S., Costa, J., & Carneiro, A. V. (2017). Effectiveness of needle and syringe Programmes in people who inject drugs – An overview of systematic reviews. BMC Public Health, 17(1), 309–315. https://doi.org/10.1186/s12889-017-4210-2
    2. Kerr, T., Small, W., Bucher, C., Zhang, R., LI, K., Montaner, J., & Wood, E. (2010). Syringe Sharing and HIV Incidence Among Injection Drug Users and Increased Access to Sterile Syringes. American Journal of Public Health (1971), 100(8), 1449–1453. https://doi.org/10.2105/AJPH.2009.178467
    3. Harris, M., Scott, J., Wright, T., Brathwaite, R., Ciccarone, D., & Hope, V. (2019). Injecting-related health harms and overuse of acidifiers among people who inject heroin and crack cocaine in London: a mixed-methods study. Harm Reduction Journal, 16(1), 60–15. https://doi.org/10.1186/s12954-019-0330-6
    4. Harris, M., Scott, J., Hope, V., Wright, T., McGowan, C., & Ciccarone, D. (2020). Navigating environmental constraints to injection preparation: the use of saliva and other alternatives to sterile water among unstably housed PWID in London. Harm Reduction Journal, 17(1), 24–11. https://doi.org/10.1186/s12954-020-00369-0
    5. Ball, L. J., Venner, C., Tirona, R. G., Arts, E., Gupta, K., Wiener, J. C., Koivu, S., & Silverman, M. S. (2019). Heating Injection Drug Preparation Equipment Used for Opioid Injection May Reduce HIV Transmission Associated With Sharing Equipment. Journal of acquired immune deficiency syndromes (1999), 81(4), e127–e134. https://doi.org/10.1097/QAI.0000000000002063
    6. Keijzer, L., & Imbert, E. (2011). The filter of choice: filtration method preference among injecting drug users. Harm Reduction Journal, 8(1), 20–20. https://doi.org/10.1186/1477-7517-8-20
    7. Interior Health. (n.d.). Harm reduction supplies: Safer smoking supplies. https://www.interiorhealth.ca/sites/default/files/PDFS/handout-safer-smoking-supplies.pdf
    8. Cheng, T., Wood, E., Nguyen, P., Montaner, J., Kerr, T., & DeBeck, K. (2015). Crack pipe sharing among street-involved youth in a Canadian setting. Drug and Alcohol Review, 34(3), 259–266. https://doi.org/10.1111/dar.12180
    9. Diak, B. J., Miskovic, M., Zurba, N., & Beaumont, D. (2023). Not all screens are created equal: examination of surface features and other physical properties of commonly used screen materials for smoking drugs. Harm Reduction Journal, 20(1), 68–68. https://doi.org/10.1186/s12954-023-00794-x
    10. Ti, L., Buxton, J., Wood, E., Zhang, R., Montaner, J., & Kerr, T. (2011). Difficulty accessing crack pipes and crack pipe sharing among people who use drugs in Vancouver, Canada. Substance abuse treatment, prevention, and policy, 6, 34. https://doi.org/10.1186/1747-597X-6-34
    11. Pizzey, R., & Hunt, N. (2008). Distributing foil from needle and syringe programmes (NSPs) to promote transitions from heroin injecting to chasing: an evaluation. Harm Reduction Journal, 5(1), 24–24. https://doi.org/10.1186/1477-7517-5-24
    12. Peckham, A. M., & Young, E. H. (2020). Opportunities to Offer Harm Reduction to People who Inject Drugs During Infectious Disease Encounters: Narrative Review. Open forum infectious diseases, 7(11), ofaa503. https://doi.org/10.1093/ofid/ofaa503
    13. CATIE. (2024, April 30). Condoms for the prevention of HIV transmission. https://www.catie.ca/condoms-for-the-prevention-of-hiv-transmission
    14. Kennedy, C. E., Yeh, P. T., Li, J., Gonsalves, L., & Narasimhan, M. (2022). Lubricants for the promotion of sexual health and well-being: a systematic review. Sexual and Reproductive Health Matters, 29(3), 2044198–2044198. https://doi.org/10.1080/26410397.2022.2044198
    15. BCCDC Harm Reduction Services. (2021, August 11). Harm reduction supply program – launch of paper straws. Toward the Heart. https://towardtheheart.com/update/harm-reduction-supply-program-launch-of-paper-straws

Dr. Rakesh Patel

Medical Director

Dr Rakesh V. Patel is an Associate Prof. of Medicine at U Ottawa. Currently, he is the Medical Director of Ottawa Inner City Health and has been working there since 2018. He completed his General Internal Medicine (GIM) residency in Ottawa (2001), GIM Fellowship [2003, McMaster] and his adult critical care medicine residency training at U of Ottawa (2004). He was the Program Director for the UOttawa adult critical care medicine residency program and has been practicing Adult Critical Care and Internal Medicine, at The Ottawa Hospital (TOH), since 2004. He has chaired the Pharmacy and Therapeutics Committee for TOH-UOHI since 2007. He is a member of the Committee to Evaluate Drugs, Ministry of Health, Ontario. His research interests include; clinical pharmacology/therapeutics, and medical education. He received the “Clinical Teacher of the Year” award from GIM residents in 2007 and the “Outstanding Physician” award from the Dept. of Medicine in 2018. One day, he hopes to shoot par at the Old Course at St. Andrews.

Dr. Simon Hatcher

Medical Director of Psychiatry

Dr. Simon Hatcher is a Psychiatrist at the Ottawa Hospital and Medical Director of Psychiatry at Ottawa Inner City Health, a Scientist at the Ottawa Hospital Research Institute, and a Full Professor and Chair of the Department of Psychiatry at the University of Ottawa. He has worked as a psychiatrist in clinical, research and leadership roles in non-mental health settings all his professional career starting in Leeds, UK followed by 20 years in Auckland, New Zealand before moving to Canada in 2012. Dr. Hatcher is not good at many things but one thing he does try to do well is to give a voice and meaning to people who are suffering from mental disorders. This is integrated into clinical care, teaching, and research through the Hatching Ideas Lab. Away from his professional work, he keeps bees and rides motorbikes, but not both at the same time.

Danny Lang

Director, Strategic Operations

Danny Lang is a seasoned leader with over 30 years of experience supporting marginalized populations, particularly in the areas of mental health, substance use health, trauma and housing outreach. He brings a deep commitment to evidence-based practices and a strong clinical foundation rooted in both frontline and leadership roles. His leadership is characterized by strength-based coaching, clinical supervision, and a strategic approach to community partnership development. Danny is a registered social worker with a Master of Social Work from Carleton University and is a long-standing MINT (Motivational Interviewing Network of Trainers) member, internationally recognized for his expertise in motivational interviewing and capacity building.

Throughout his career, Danny has contributed to the field through clinical consultation, program innovation, and staff mentorship. He is known for his strategic thinking, collaborative spirit, and commitment to change management in complex service environments. In addition to his professional contributions, Danny actively volunteers as a martial arts instructor and is one of the coaches for the national and Canadian sport karate teams, reflecting his passion for mentorship, discipline, and community engagement.

Kim Van Herk

Mental Health Nurse Coordinator Team Lead

As Team Lead for the Mental Health Nurse Coordinators at OICH, Kim combines extensive expertise, heartfelt leadership, and a deep commitment to compassionate care. She earned her Bachelor of Nursing from McMaster University and her Master’s degree from Ottawa University, where her research focused on improving access to care for pregnant and parenting Aboriginal women in urban settings. As another longtime OICH nurse, Kim is known for her empathetic leadership style and her ability to foster a culture of courage, inclusivity, and trust. With a wealth of experience in mental health care for vulnerable populations, she ensures that every individual feels seen, supported, and valued. Outside of her professional role, Kim finds joy in spending time with her kids, immersing herself in nature, and reading.

Christina Masters

Nurse Coordinator Team Lead

As Team Lead for the Nurse Coordinators at Ottawa Inner City Health, Christina Masters brings a sharp analytical mind, deep compassion, and extensive nursing expertise to her role. She earned her Nursing degree from the University of Ottawa and began her career in the emergency room, holding an emergency nursing certification from the Canadian Nurses Association. Christina is a dedicated harm reduction leader, passionate about education and development. Christina never shies from jumping into a complex, challenging medical situation. Her thoughtful approach ensures every client feels seen, valued, and supported. Within her team, Christina is the steadying force—the glue that holds everyone together. Outside of work, Christina enjoys spending time with her kids, caring for her chickens, cross-stitching intricate patterns, and baking delicious treats.

Louise Beaudoin

Director, Clinical Services

Louise Beaudoin has been a part of Ottawa Inner City Health since its early days when OICH was a pilot project. She earned her Bachelor of Nursing from the Université du Québec and brings decades of dedication and expertise to her role as RPN Manager. Passionate about working in the grey areas of harm reduction, Louise thrives on finding flexible solutions that meet the community’s unique needs. Outside of work, Louise is all about physical activity and sports! She keeps active and energized through skiing, cycling, and yoga.

Anne Marie Hopkins

Director of Operations

With a background in Social Work and a Master’s in Business Administration, Anne Marie combines compassionate, people-focused care with strategic leadership in her role as Director of Operations. Anne Marie began her journey with Ottawa Inner City Health in 2008 as a volunteer and has since held multiple roles within the organization. Anne Marie is passionate about building community and loves working in the mental health and substance use field, drawn to the complexity, nuance, and humanity of the harm reduction world. Anne Marie’s happiest moment in her career was being part of the team that launched OICH’s Supervised Consumption Site in 2017. Outside of her professional life, Anne Marie is passionate about dogs, reading her Kindle, being outdoors, and quilting.

Joanne Rousseau

Director of Human Resources

Joanne holds a Bachelor of Arts in Sociology from the University of Windsor and a Human Resources diploma. She is a Certified Human Resources Leader (CHRL). While she’s newer to the OICH team, Joanne brings extensive experience in HR leadership and managing large teams. After years in the corporate world, Joanne sought a role with purpose and heart where her work could make a meaningful impact on the community. In her spare time, Joanne enjoys reading Jane Austen novels, watching Doctor Who, puzzling, and musicals. If you’ve visited the OICH office, you’ve likely been greeted by Lily, Joanne’s friendly office dog.

Rob Boyd

Chief Executive Officer

Rob has worked at the intersection of homelessness, mental health and substance use health in Ottawa for the past 35 years, including over 20 years in senior leadership positions. He has extensive experience in developing programs and services centred on clients’ needs and responsive to the changing environment in which they live. Rob is a champion for the inclusion of people with lived experience in all aspects of the work being done, from systems advocacy to service delivery. Rob lives in the country and likes working around his property and spending time outdoors. He is known as the office dog whisperer, likely due to his calm nature and relaxed energy.

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